samedi 19 février 2011

LAISSE EN PARTANT . . .

- J'espère qu'un jour, ils vont pouvoir profiter de ce qu'on leur a laissé en partant...
- Qe quoi qu'il cause ?
- Va savoir ?
- Laisse, c'est son dada... Il veut parler de son Algérie natale... Celle qu'il appelle à présent : Là-bas...
- Vous les jeunots, vous n'avez pas connu là-bas... C'était mieux que la Californie... Ouais messieurs... Tout ce qu'on pouvait exporter alors... Du blé...des agrumes...du pinard... de l'huile dolive... et j'en passe...
- Cocagne ! 
- Tu ne crois pas si bien dire... Mais avant d'en arriver là... Il a fallu suer... Assécher les marécages... Défricher... Mettre en culture... Tout ça à la main... Y avait pas de tracteurs à l'époque...
- Tu veux parler du travail des pieds-noirs !
- Ouais Monsieur !  Tous ces gens que certains traitaient de milliardaires. Tu parles des milliardaires aux mains calleuses... Les cloques ne venaient pas du comptage des billets...mais de la pelle et de la pioche...
Bien sûr qu'il y a eu des profiteurs, mais ça il faut aller les chercher du côté des affairistes... pas parmi les pionniers... Plutôt du côté des beaux messieurs qui étaient le plus souvent fourrés à Paris ou dans les couloirs des palais... Mais ça, il y en a dans tous les régimes...
- C'est vrai que cols blancs et mains calleuses ça dénote...
- Et maintenant tu entends un brave homme au demeurant qui nous dit qu'il va retourner dans son pays  pour essayer de changer de gouvernement... et il cite qu'il y a plus de 2 millions d'hectares irriguables non cultivés... C'était bien la peine de nous foutre dehors et de ne pas utiliser cette richesse... Surtout si on songe à toute cette jeunesse sans boulot...
- Il y a un proverbe arabe qui dit : " Dieu a donné des fèves dures à manger à celui qui n'a pas de dents..."
- Si on comprend bien, tu fiches les colons dehors, tu t'offres une dictature à la place et le pays n'est plus capable de nourrir le peuple... Les jeunes n'ont qu'une hâte, s'éxiler chez l'ancien colonisateur...
- Un monde à l'envers... Où on doit importer du blé...
- Y a pire... J'en ai vu un à Marseille qui achetait des pastèques pour en offrir à sa famille d'Oran...
- Ca rejoint ce que disait un leader de l'indépendance à son retour au pays :  Les pieds noirs en avaient fait un verger, vous en avez fait un désert...
- Heureusement qu'ils avaient laissé le gaz et le pétrole...
- Ce pays ne mérite pas ce sort là !
- Le pays où fleurissent l'oranger et les roses vermeilles...
- Comme dans la chanson...
- Que demain soit meilleur !

1 commentaire:

  1. J'ai connu, j'ai vu. C'est vrai. Mais le cours de l'Histoire, n'est-ce pas suit des voies bizarres...
    Bien à toi. Po po po

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