Ne voulant pas voir cela, ils passèrent, la tête haute, drapés dans leur vertu . . . Et cette scène se déroule à l'infini . . . Tels des autruches cachant leurs têtes dans des trous, les humains croient et vont même jusqu'à s'en persuader, qu'ils montrent leur totale désapprobation en ce qui concerne toutes les horreurs, toutes les ignominies qui se passent dans ce monde . . .
Cela est-il suffisant ? Les silences même les plus outrés n'arrêteront pas les folies des hommes . . . Ils n'ont que faire des reproches. . . Leur morale est axée sur la rentabilité. . . Que leur importe les cris, les souffrances, la misère qu'ils génèrent du moment que leurs actions sont bien cotées en bourse . . .
Qu'en sera-t-il si un jour tous les pions sortaient de leurs cases et ne remplissaient plus les fonctions qui leurs étaient assignées . . .
Tout est bâti en fonction de l'obéissance des masses, seule valeur sûre où s'appuient toutes les spéculations . . .
Qu'arrive le jour où le peuple n'en puisse plus de gober tous les poisons si obligeamment offerts à sa consommation, qu'il veuille prendre en mains sa propre destinée et fasse entendre sa fin de non recevoir . . .
Hé bien oui ! Indéniablement l'on criera , au scandale, à l'ingratitude dans les douillets milieux des " Peaux de ventres bien tendues . . ." mais que vaudront les protestations si les tiroirs-caisses se rendent compte combien ils ont horreur du vide . . .
Et l'on verrait tout d'un coup l'Elite avoir des yeux de Chimène pour les masses laborieuses . . . La finance s'apercevant tout d'un coup que le travail vaut son pesant d'or et que le gueux, même les poches vides, a droit à toute notre considération . . .
L'ère des abus est largement dépassée et la planète se mettra à tourner rond lorsque la morale, le respect s'inscriront de nouveau en premier dans les préoccupations humaines . . .
De la juste mesure dans toutes les relations et tout simplement de bonnes intentions ramèneront la bonne humeur et le sourire dans tous les cœurs . . . Au diable tous les inféodés à la matière . . .
Bonne journée . . . Roland Sabaty.
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